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Capy
Petite dédicace à Luluce !
Voilà donc l’un de mes dessins préférés en ce moment, issu du bestseller Jeunesse des années 60 (et toujours un bestseller) : Capyboppy, de Bill Peet. Il est extrêmement rare de trouver des bouquins sur les capybaras (le plus gros rongeur au monde parfois plus connu sous le nom de cabiai, ou l’orthographe capibara). J’en avait récemment acheté un au Salon du livre, encore un livre jeunesse, mais mon capy s’était retrouvé avec des dents de castor et ne semblait pas savoir nager, ce qui est bien peu conforme. C’est une bête finalement peu connue.
Côté articles scientifiques, la pêche n’est pas meilleure, hormis des articles de biologie médicale sur les greffes d’organe. J’avais finalement trouvé plus de choses concernant le castor, dans des domaines très variés (représentations artistiques, ethnologie, jurisprudence, comportement animal).
En revanche, l’originalité un peu “préhistorique” de la bête fait que le capy commencerait presque à devenir vendeur… Depuis 4 ans, j’observe que l’on trouve de plus en plus d’images ou de vidéos de capys (dont une splendide sur youtube : des bébés capys qui traversent une route avec leur mère) et la bête devient même un logo de site ou de produits. Si si. Comme pour le lama, que je suis également activement sur internet.
Bien évidemment cela reste très marginal, mais en matière de web où l’on raisonne davantage en niches, segmentations ultra-spécialisées, etc. , le capybara serait une niche qui a de l’avanir.. ? Faudrait pas que ça s’accélère trop, hein, parce que j’aimerais pas trop que mon animal préféré devienne trop célèbre. Il risquerait de prendre la grosse tête, ce serait facheux.
La Poignée
Dans le métro, quand on s’ennuie, on a tout loisir de regarder la Poignée. La poignée est un être assez étrange qui se dérobe très facilement sous la main des faibles femmes ou des touristes. On en voit certains, peu habitués, la fixer avec angoisse les quelques secondes avant l’arrêt fatidique de la voiture à quai. Il s’agit sans doute d’anticiper la manœuvre inconnue. Sinon, parfois il reste une miette de pain au chocolat colée sur la Poignée. On attend alors qu’un plus pressé que les autres se désigne pour actionner la Précieuse.
Sinon, on peut dire que le soleil est de retour, du moins pour la journée. Ma bicyclette en piaffait d’impatience. Je me suis moi-même faite avoir ce matin en chaussant mes souliers et en sifflotant jusqu’à l’écurie. Malheureusement c’était oublier la grève illimitée décrétée par le groupuscule radical des Freins.
En avant pour le métro, toute ! (Et moi qui comptait sur les coups de pédale pour raccourcir le retard du lundi.)
Le choucas des tours
Vraiment, je prends plaisir à jouer avec les rudesses de la bille.
J’ai d’abord cru au gachis complet, après avoir tenté un premier “coloriage” à base de traits fins. Le choucas est noir à l’exception d’une tête grisée, or les plumes que j’avais tracées sur la tête semblaient justement indiquer l’inverse. Malheur, donc, qui me vit contrainte à reprendre l’affaire en optant pour le noircissement complet de ma bestiole. La bille était revêche tant sa finesse laisse apparaître le moindre trait. Au bout d’une demi-heure d’acharnement, je crois avoir rétabli l’équilibre avec soulagement.
Le “coloriage” reste encore pour moi une grande hésitation : je commence à avoir envie d’ajouter des couleurs (ou des ombres), mais j’ai peur de gâcher le dessin si je gâte les couleurs. Il faudrait faire des photocopies, mais alors où est le titillement ? Bref, je n’ai pas encore réglé la question, mais je suis contente de voir qu’il est possible, parfois, de rattraper un potentiel gachis. Il faut donc attendre que l’idée fasse son chemin
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Troglodyte mignon
Aujourd’hui, un autre stylo bille, noir cette fois et bien moins facétieux. La mine est précise mais elle permet peu de jeu sur la dureté. Bref, il est difficile de retranscrire les nuances de couleur, ou tout simplement de tenter un vague coloriage.
Toujours d’après mon guide et les illustrations de Jean Chevallier, voici mon dessin du troglodyte mignon, adorable petite boule de plumes facilement repérable. Mon collègue amateur de bestioles me confirme qu’on le croise facilement.
Plus bas, ma version extrêmement rapide du Bruant zizi, petite bête encore plus petite, aux airs frondeurs avec ses rayures.
Pic vert
Décidément, je prends plaisir à dessiner au stylo. Depuis quelques mois en effet, je délaisse largement le crayon au profit de la mine indélébile de mes “fleutres” Pilot ou des mines cabossées et parfois montées sur de facétieux ressort des différents stylos bille que je trouve dans les bureaux épars.
Ce fut le cas aujourd’hui, avec un stylo usé par les années, dont la mine s’enfonce à mesure que j’appuie sur le papier. Inutile de dire que dès que je lève le stylo bille de quelques millimètres, la mine s’allonge, en un joyeux jeu de cache-cache. J’ai trouvé la chose très amusante et j’en ai pris mon parti pour dessiner mon premier pivert.
Toujours d’après les illustrations du Guide des oiseaux de Paris :
Le pic vert est le seul pic qui ne pique pas. Woody Woodpecker serait donc un mythe. Menterie ! Menterie !




















