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Suis partie en vacances ! On verra si je reviens avec des dessins…
Dans le métro, quand on s’ennuie, on a tout loisir de regarder la Poignée. La poignée est un être assez étrange qui se dérobe très facilement sous la main des faibles femmes ou des touristes. On en voit certains, peu habitués, la fixer avec angoisse les quelques secondes avant l’arrêt fatidique de la voiture à quai. Il s’agit sans doute d’anticiper la manœuvre inconnue. Sinon, parfois il reste une miette de pain au chocolat colée sur la Poignée. On attend alors qu’un plus pressé que les autres se désigne pour actionner la Précieuse.
Sinon, on peut dire que le soleil est de retour, du moins pour la journée. Ma bicyclette en piaffait d’impatience. Je me suis moi-même faite avoir ce matin en chaussant mes souliers et en sifflotant jusqu’à l’écurie. Malheureusement c’était oublier la grève illimitée décrétée par le groupuscule radical des Freins.
En avant pour le métro, toute ! (Et moi qui comptait sur les coups de pédale pour raccourcir le retard du lundi.)
Voici un lecteur de microfiches, ces formats oubliés qui permettent en deux petites fiches plastifiées, de lire une thèse savante complète.
Si la lecture n’est pas du dernier confort, elle peut au moins se targuer d’une bonne longévité, bien supérieure à celle des types de lecteurs plus récents (bande magnétique VHS, CD-Rom, DVD-Rom, où la dépendance à un ordinateur multi-tâches que l’on renouvelle régulièrement réduit les chances de compatibilité avec le support et le format des données (.doc, .xls)… à moins d’une conversion régulière, elle aussi, des données sur les nouveaux supports lus par les nouvelles machines… ). Bien sûr, en la matière, rien n’est plus fiable que le papier ! - qui s’envole, et qui brûle, et qui s’autodétruit par l’acidité de l’encre assassine… Bref, rien n’est plus fiable que le papier (ou ne manuscrit en peau d’enfant) qui ne sort pas de son carton protecteur anti-acide. Finalement, on a bien raison de fermer les Archives. ![]()
Aujourd’hui j’ai visité la Galerie Templon à Paris : Jim Dine y expose ses Pinocchios, sculptés grossièrement dans du gros bois, comme le vrai Pinocchio ! L’effet est saisissant.
[Bon, encore une fos j'ai loupé les proportions. Pinocchio est en réalité de même taille que l'imposant chat. Je l'ai tellement agrandi que mon dessin ne pouvait plus retranscrire son air penaud, bras ballants, tandis qu'un chat et un loup géants l'encadrent de toute leur noirceur (bois brûlé).]
La mise en abime m’a amusée, puis, malgré l’apparente bonhommie tintinesque de ces personnages échapés de notre enfance, je me suis souvenue de l’étrange inquiétude qu’avait soulevée en moi la diffusion du téléfilm… L’idée du bon (ou mauvais) enfant ; le séjour dans le paradis des enfants indociles qui tourne au cauchemar ; et la punition, dans ce qu’elle a de plus violent (déformation physique, jusqu’à la perte totale de son humanité). L’artiste n’y est sûrement pas pour rien dans ce souvenir ambigu!
En matière de sacs multi-usage, dont le transport d’un ordinateur portable, il faut avouer que les fabricants ont fait de réels efforts ces dernières années. On peut ainsi combiner sac de sport (compartiment dédié à la paire de chaussures voire rollers, par exemple) et ordinateur portable. Le premier sac en est une illustration : le portable se range a priori dans la toute dernière poche, la plus fine, contre le dos. La place restant est encore très importante, sans perte de sécurité pour le matériel informatique. Un accompagnement logique aux ventes massives de ces chers outils dits “de travail”, que l’on ne renouvelle pas tous les ans.