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Suis partie en vacances ! On verra si je reviens avec des dessins…
D’après Grand cours pratique de dessin, de Dominique Manera aux éditions De Vecchi, 2006
Second jour au crayon, vraiment, ça fait bizarre. Pour l’instant, je me contente de copies rapides pour tenter de retrouver des sensations au crayon : j’ai passé plus de temps sur le premier, puis, peu satisfaite de l’effort, j’ai choisi d’accélerer le rythme pour trouver des automatismes. On verra si ça vient.
Le mien a doublé de volume sous la salive d’un moustique assoifé de sang. Depuis, il ne rentre plus dans son soulier et refuse de marcher. C’est le vélo qui est content, qui reprend du service, mais c’est les poumons qui crachent : la pollution est là, bien réelle dans le mouchoir, ronflante sous la poitrine, rocailleuse dans la gorge, même si joliette avec son petit voile nuageux au-dessus des immeubles. Si on y ajoute la climatisation des musées et le sauna des bureaux aquarium, on comprend mieux la résistance des Rhumes en Milieu Tempéré sous les toits de Paris.
D’après Anatomie pour l’artiste, de Sarah Simblet, aux éditions Dessain et Tolra, 2001. Pour l’occasion, j’ai repris le crayon de bois : quelle déconvenue ! j’avais oublié les sensations (plus accrocheuses) du crayon, - et du papier à grain. Et puis il y a tant de crayons qu’il faut choisir lequel prendre. Et puis comment appuyer, orienter la mine, etc. Bref, rien à voir avec la simplicité du stylo, au tracé si fluide (sur feuille classique). Je sens qu’il va falloir me remettre au crayon. Avec patience. Et regarder de plus près des bouquins d’anatomie… Vers une seconde étape de mon apprentissage, peut-être ?
La visite à l’Aquarium de La Rochelle est l’occasion d’enfin mettre en ligne mon dessin de daurade (ou dorade) réalisé il y a tout juste un an. D’après une photo de daurade royale, jolie bête méconnue, si ce n’est dans les assiettes…
Il y en avait des petites (très mignonnes), des grandes, des bancs de daurades, un aquarium entier rempli de daurades. Bref, le pied pour les gens qui aiment les daurades. J’étais donc ravie.
Sinon, l’Aquarium vaut le détour. Grande variété de poissons, très belles présentations, des explications, et un petit parcours “senteurs” pour clore la balade. Pour les amateurs de spectaculaire, il y a aussi de quoi faire : l’immense aquarium de plus d’un million et demi de litres d’eau de mer qui héberge les requins réserve de bonnes surprises. Le site internet donne une assez bonne idée du lieu.
Petite dédicace à Luluce !
Voilà donc l’un de mes dessins préférés en ce moment, issu du bestseller Jeunesse des années 60 (et toujours un bestseller) : Capyboppy, de Bill Peet. Il est extrêmement rare de trouver des bouquins sur les capybaras (le plus gros rongeur au monde parfois plus connu sous le nom de cabiai, ou l’orthographe capibara). J’en avait récemment acheté un au Salon du livre, encore un livre jeunesse, mais mon capy s’était retrouvé avec des dents de castor et ne semblait pas savoir nager, ce qui est bien peu conforme. C’est une bête finalement peu connue.
Côté articles scientifiques, la pêche n’est pas meilleure, hormis des articles de biologie médicale sur les greffes d’organe. J’avais finalement trouvé plus de choses concernant le castor, dans des domaines très variés (représentations artistiques, ethnologie, jurisprudence, comportement animal).
En revanche, l’originalité un peu “préhistorique” de la bête fait que le capy commencerait presque à devenir vendeur… Depuis 4 ans, j’observe que l’on trouve de plus en plus d’images ou de vidéos de capys (dont une splendide sur youtube : des bébés capys qui traversent une route avec leur mère) et la bête devient même un logo de site ou de produits. Si si. Comme pour le lama, que je suis également activement sur internet.
Bien évidemment cela reste très marginal, mais en matière de web où l’on raisonne davantage en niches, segmentations ultra-spécialisées, etc. , le capybara serait une niche qui a de l’avanir.. ? Faudrait pas que ça s’accélère trop, hein, parce que j’aimerais pas trop que mon animal préféré devienne trop célèbre. Il risquerait de prendre la grosse tête, ce serait facheux.