Le dessin, souvent “tremblotant” chez Mastumoto, exprime très bien la gestuelle nerveuse et efficace du ping pong, avec de nombreux points de vue dynamiques (plongée, zoom, etc.).
On voit ici les deux types de prises de raquette :
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- à gauche la prise orthodoxe (ou “européenne”) : prise la plus courante, elle présente l’avantage de jouer sur les deux faces de la raquette (coup droit, revers), avec donc deux revêtements différents possibles. Convient aux différents styles de jeu possibles, défensif, attaquant ou mélangé. En contrepartie, une balle envoyée sur le ventre sera plus difficile à rattraper (angle-mort).
- à droite la prise dite “porte-plume“, popularisée en Asie (chinoise ou japonaise selon la façon de placer les doigts sur la face arrière). Ici, le jeu, basé sur le coup droit, est plus offensif et mise sur l’extrême rapidité des déplacements. Pas de point mort. Certains y ajoutent la maîtrise du revers, assez spectaculaire.
Le revêtement a aussi son importance, avec ou sans picots, avec ou sans mousse, etc. On trouve un petit panorama très simple et bien expliqué de ces possibilités sur cette page d’un site perso.
Revers (prise orthodoxe) – Prise porte-plume japonaise (face revers).
Côté histoire, on est typiquement dans le shonen manga, ces productions destinées aux jeunes adolescents (par opposition aux shojos qui visent les jeunes filles) – et plus précisément dans le nekketsu, manga organisé autour d’un ou plusieurs héros, qui exalte les valeurs de dépassement de soi, le courage, à travers de nombreux combats (sportifs ou autres). Comme le bon vieil Olive et Tom de notre enfance sur le petit écran. Au terme des cinq volumes, je comprends mieux à présent pourquoi la série était rangée sur les rayons Jeunesse… mais malgré les impératifs du genre, dont je dépasse l’âge de cible, je dois dire que la série rend plutôt bien hommage au tennis de table, comme on dit par chez nous, et c’est pas un mal !
Planche complète des dessins, d’après Ping Pong (1 à 5) de Taiyou Matsumoto, éditions Delcourt :




