Archive pourmars, 2008
Dans le parc (post de printemps)
Puisqu’il paraît que c’est le printemps, je me suis rendue dans un parc pour observer les oiseaux moqueurs et les pétales rieurs de nos petites fleurs des champs urbains. Le banc était tout froid, la fesse gelée et la pluie est venue chantonner que c’est elle qui avait gagné la partie aujourd’hui.
J’ai fini Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (To kill a mocking bird pour la version originale), de Harper Lee. En guise d’oiseaux, ça parle surtout d’humains, qui sont tout de même de drôles d’oiseaux… surtout lorsqu’ils sont vus à travers les yeux de l’enfance. Un grand livre très simple à lire, qui se passe dans l’Alabama des années trente, et qui monte aux arbres et écoute les conversations d’adulte en refusant de porter des robes (on reconnait là la grande sagesse des livres). Ce roman connut un grand retentissement à sa sortie en 1960, dans un pays en pleine lutte pour (ou contre) les droits civiques, comme on dit outre-atlantique.
Check out my Slide Show!
Ayé, j’ai pris mes billets ! Il ne reste plus que deux pièces au puzzle : un dernier hôtel et un dernier bout de train. Un épuisement total avec des journées passées sur internet à rechercher nos billets. Il nous faudrait maintenant des vacances rien que pour nous remettre d’avoir prévu des vacances.
J’ai fait quelques retouches photo pour donner un effet à mon dessin. J’ai testé ici la nouvelle fonctionnalité de WordPress qui propose des passerelles simplifiées vers des diaporamas en ligne (slide show). Un souci : j’ai cliqué trop vite et n’ai plus la main sur mon diaporama. Impossible de le supprimer, par exemple, ou de l’amender en y ajoutant la mention de mon copyright, le même que sur mon blog : 
Salon du livre
Au salon du livre, quand on est fatigué d’étudier les lecteurs de livres électroniques, encore immatures, ou qu’on n’a plus l’énergie de vaquer de conférences en conférences, on peut s’abîmer dans la contemplation de charmants stands comme celui des tampons à encre ou à cire (lien vers www.schwartekunst.com )
Quant à Léon, le grand rongeur (et non petit, je rappelle que le capybara, ou cabiai, est le plus gros rongeur au monde), c’est par ici, chez une maison d’édition de Guyane.
Signes

C’est fou ce qu’on mange comme signes, symboles, icônes, codes etc. S’il y en a autant, c’est sans doute qu’ils sont plus ou moins nécessaires, et pourquoi ? parce qu’il y a un nombre incroyable de possibilités techniques, rien que pour brancher un appareil (connectique) et pour le faire fonctionner (formats des fichiers acceptés). On entre alors dans la jungle toujours plus florissante de la grande (in)compatibilité entre ce que j’attends de mon appareil (lire mes fichiers musicaux, par exemple), le matériel que je viens d’acheter (le dernier téléphone portable), les sources d’énergie que j’ai à ma disposition (batterie, mon chargeur de telle marque avec tel embout), les fichiers que je veux mettre dans mon appareil (ah mince, des fichiers .ogg, c’est incompatible avec mon lecteur!), le moment et l’endroit où je veux profiter de mon achat (aux Etats-Unis, comment recharger mon appareil ?), etc.
On nous répète que la technologie simplifie la vie et améliore notre expérience (?!). Mais l’acquisition de cette technologie (acheter un appareil photo numérique) a-t-elle réellement été simple ? La technologie nécessite des connaissances de plus en plus spécialisées pour son utilisateur, même s’il s’agit simplement d’acheter une carte mémoire plus grande ou de transférer ses photos numériques vers son ordinateur. L’usage qu’on en fait peut sans doute simplifier certains aspects de nos activités, mais faudrait pas oublier qu’avant d’acheter, il a fallu engranger un certain nombre d’infos, faire un choix dont les critères sont avant tout techniques, réfléchir à ses besoins désirs et à leur faisabilité technique, comparer les prix et les modèles, envisager les risques et y trouver des solutions (garantir la sécurité de mes données en wi-fi), passer à la caisse (boutique? internet?), comprendre et/ou signer des contrats de logiciels illisibles (je mets au défi quiconque de m’expliquer les différences entre les versions Windows XP en vente sur internet), obtenir une assistance en cas d’interrogation ou de problème. Bizarrement, en matière de produits technologiques, ces renseignements et informations sont beaucoup plus difficiles à obtenir : voyez la tête de certains commerciaux quand vous leur demandez quels sont les formats compatibles sur leur lecteur de livre électronique ; et pourtant, j’étais au salon du livre, en journée professionnelle. Heureusement, il y a d’excellents vendeurs ou boutiques spécialisées, mais là aussi il a fallu se renseigner pour les trouver.
La technologie est un atout pour l’utilisateur averti mais on voudrait nous faire croire qu’il n’en est rien et qu’il n’est nul besoin de s’informer tellement les choses sont (devenues) simples. A mes yeux, c’est une complaisance vouée à caresser le client dans le sens du poil doublée d’un mensonge mercantile - et idéologique, destiné à accroître les ventes et la dépendance des utilisateurs à un système économique et technologique confisqué par des experts. C’est sûr, si on ne compte pas ses sous ni son impact sur l’environnement, on s’en fiche d’avoir acheté un matériel qui ne lit pas la majorité de ses fichiers, qui ne fonctionne pas après six mois d’utilisation ou qui n’est utilisé qu’à 5% de ses réelles fonctionnalités (cas le plus fréquent). Ce n’est pas mon cas, et je suis toujours circonspecte de lire les odes à la technologie-qui-simplifie-la-vie. A mes yeux elle l’a complexifie, ce qui n’est pas forcément un défaut. Elle est surtout une invitation bienvenue à mesurer la meilleure adéquation possible entre son souhait (ou besoin) et les produits existants, car le choix est grand parmi les considérations techniques (abouties, innovantes, imparfaites, immatures) et les offres commerciales (transparentes, obscures : sav, licences, contrats liés, abonnements). A l’occasion d’un achat, je suis ravie d’engranger des connaissances sur des domaines qui ne me passionnent pas, même si cela est couteux en temps, car j’ai l’impression de mieux maîtriser les réponses que je peux trouver à tel ou tel besoin. Cela affine mon souhait et me positionne dans le marché. En ai-je réellement besoin ? Est-ce compatible avec ce que je possède déjà ? Est-ce que je vais réellement trouver une réponse adéquate sur le marché actuel ?

Voilà le grand atout de la technologie : gagner en autonomie pour peu que l’on s’en donne la peine (ou l’envie), et sûrement pas l’inverse. Rêver de simplicité comporte bien des risques que les marchands exploitent volontiers. “Compléxité”, cela ne veut pas dire “compliqué” : rien de compliqué à quérir quelques conseils et explications sur internet, auprès d’un “averti”, ou dans un bouquin en bibliothèque. Tout cela s’est largement démocratisé et vulgarisé, sous la pression du développement technologique, justement. Une fois de plus, tout est à portée de main ![]()











