Archive pourjanvier, 2008
Dessin du 29 janvier 2008 (91)
MediaMonkey vs DeafMonkey
J’ai testé la numérisation en Noir&Blanc (au lieu du niveau de gris habituel pour ce type de dessin) .Ce qui est pas mal, c’est que ça rappelle davantage les coups de couteau de la sculpture d’origine, que j’ai péniblement tenté de rendre avec mes hachures.
MediaMonkey est un logiciel libre qui fonctionne sous Windows et qui permet une vraie gestion de sa bibliothèque musicale (lecteur, certes, mais pas seulement, réelle gestion, j’insiste, des fichiers, leurs informations, classement, tags, etc.). Sur Ubuntu, on peut quitter le singe pour aller voir le Loup (Amarok, un beau logo de loup comme on trouve sur Linux).
Dessin du 27 janvier 2008 (89)
Lived in Bars (Cat Power)
Il y a des voix qui remuent toute la fragilité des creux et des hauts, celle qui se loge en soi tout au fond. Il y a des voix qui portent les marques du vécu, l’apaisement des tempêtes oubliées, la fureur des lendemains qui déchantent. Il y a des voix où tout est là, l’espoir comme l’infinie tristesse, la faiblesse comme la force. Et la rage des yeux ouverts. Il y a des voix qui résumeraient toutes les facettes de notre vie. Celle de Chan Marshall est celle là pour moi. J’y apprends ma sagesse.
Une belle chanson que “Lived in Bars”. Le clip est pas mal non plus, dans son genre : il retranscrit bien la simplicité de la vie - et sa grande folie. Derrière les sourires de la nuit, on se rappelle les silences noyés dans le chahut des camarades. La vie continue, comme la musique. Finalement, c’est une question de tempo, de vibration, ou de rythme. Chacun choisira son mot préféré
Dessin du 26 janvier 2008 (88)
Jouets
Rouge, jaune, verte, violette. Mecanique ou à lancer. Avec ou sans queue. Rapiécée ou laissée en l’état. Favorite ou délaissée. Le chat connait ses souris et ce n’est pas la peine de chercher à l’abuser. Frankenstein est unique, les queues disparaissent les unes après les autres, et parfois, un atelier couture se met en place.
Mais rien ne remplace le tampon, ni l’attache à pain de mie.
Dessin du 25 janvier 2008 (88)
Colonne Morris
La colonne Morris serait en sursis à Paris. Je me demande bien ce qu’on lui reproche officiellement car il est bien certain que ces colonnes font partie du charme de la ville, au même titre que les toits de Paris ou les fontaines Wallace. Si ce n’est que les affiches de cinéma ou des arts du spectacle qu’elles exposent sont sans doute moins rentables que les publicités abritées par les vitrines JCDecaux. D’ailleurs, Decaux est aussi le concessionnaire actuel des Morris. Leur nombre a été réduit courant 2006 par la Mairie de Paris, avec force polémique.

A Nantes, l’usager solidaire des transports en commun
tombe dès la sortie de la Gare sur une colonne Morris assortie d’un banc. Que d’affiches de films pour joncher ma course jusqu’au lycée Clemenceau ! Un doute m’envahit : est-elle bien toujours là, ou bien un panneau publicitaire de plus grande ampleur l’aurait remplacée ?
Et quand j’ai vu que la colonne suivante tournait, quel soulagement ! pour une fois que mon modèle ne bouge pas. Rien à voir avec ce satané paysage dans un train Scnf.
(Source : Wikipedia)
Dessin du 24 janvier 2008 (86)
Metro Monge
Un dessin rapide parce que le métro est arrivé trop vite. Cette semaine est un peu évasive. Je passe surtout du temps sur mon nouveau jouet : j’ai installé Ubuntu chez moi et je quitte progressivement le monde marchand de Microsoft pour celui du libre.
Le collectif, le service public, le libre. Tout cela se tient finalement assez bien pour une drôle de semaine éthérée passée à comprendre la virtualité des liens informatiques qui enchainent nos heures de loisir - et de travail. J’ai d’ailleurs terminé mon ouvrage sur les projets OpenSource en bibliothèque. Et discuter avec un passionné qui vient de l’autre côté de l’Atlantique était loin d’être inintéressant. Une drôle de semaine, vraiment, et la liberté n’est pas un vain mot.
Dessin du 21 janvier 2008 (83)
Encore une longue journée, qui se termine sous la fine pluie timide d’une tempête avortée. La structure métallique du métro aérien m’abrite pour ce dessin d’un paysage quotidien : la chapelle de l’Hôpital. Le stress accumulé est parti en coup de vent. Je ne sais pas pourquoi, mais ce soir je chantonne et sifflote sur mon destrier.
La chapelle de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, sous les rails du métro aérien
Elle en a entendu des souffrances, des prières et des pleurs. A l’époque, le plus grand hospice du monde hésitait entre soins et enfermement. Sous la Révolution, de pauvres femmes internées y furent massacrées. La Salpétrière (en souvenir de la poudre des munitions que l’on fabriquait sur le petit arsenal de son emplacement) appartient désormais à l’Assistance-Publique-Hopitaux-de-Paris. Quelques noms célèbres y passèrent : Freud, brièvement côté médecin, Lady Diana brièvement avant trépas.
C’est aujourd’hui un mini village que je traverse chaque jour à vélo. Un coin paisible et qui s’affaire, au petit matin, pour panser des plaies, continuer la vie, fumer une cigarette, déposer un malade. J’apprécie toujours ce détour.
Dessin du 19 janvier 2008 (81)
Un sgra-snyan, luth tibétain
Ce luth népalais (sgra-snyan ou encore dramyen) est accroché dans la salle en sous-sol du délicieux restaurant tibétain Kokonor. Ce restaurant est spécialisé dans la cuisine de la région de l’Amdo, l’une des trois régions du Tibet, qui vit naitre l’actuel Dalaï Lama. Kokonor (bleu ou vert, en monghol) est le nom du plus grand lac du Tibet (et par la même occasion de la Chine, vu la situation politique actuelle).
Ces alentours de la rue St Jacques, à deux pas de la Sorbonne, sont un peu le quartier tibétain de Paris : restaurants, mais aussi librairies. Perso, j’aime beaucoup le Tashi Delek (bonjour, en tibétain ; rue des fossés St Jacques). Hier j’ai découvert le Kokonor (206 rue St Jacques), excellent lui aussi. J’ai également un très bon souvenir du Norbulinga, au pied du Cirque d’Hiver (118 rue Amelot, Paris 11e).
Plus d’infos sur le sgra-snyan :
- Des photos de luth particulièrement travaillés sur cette page.
- Mireille Helffer, Mchod-Rol : les instruments de la musique tibétaine, CNRS Editions, Editions de la Maison des sciences de l’Homme, 1994?, pp.277-285 (chapitre 7). Sur Google Books, ou dans de rares bibliothèques (notamment, à Paris, dans celle de l’Ecole française d’Extrême-Orient à Paris, accessible à tous).
- Rakra Tethongn, Conversations on Tibetan Musical Traditions, Asian Music, Vol. 10, No. 2, Tibet Issue (1979), pp. 5-22 [NB pour les gens qui ont accès en ligne (universitaire par exemple) à des sites payants : cette revue est présente dans les revues du projet JSTOR.]
Bon appétit et/ou bonne lecture !
Dessin du 15 janvier 2008 (77)
Petite église du 13e, coincée entre deux batisses
J’ai effacé les quatre-cinq gouttes de pluie qui sont tombées avant que je referme le calepin. Je ne les avais pas senties. Dommage, car en refermant le bloc, j’ai écrasé conscienseument les petites perles d’eau qui se sont bien amusées à tacher mon précédent dessin. C’est mon Pont Marie qui fait la tronche.
Dessin du 14 janvier 2008 (76)
J’vous écoute ?
Pas trop eu le temps de prendre un stylo aujourd’hui. Le second dessin, c’est un peu de la triche parce que je l’avais fait en novembre ou décembre dernier, à l’occasion d’une autre réunion. Depuis, j’ai compris qu’il ne fallait jamais faire le contour d’un nez. Jamais. En témoigne ce dessin. Mes excuses à ma collègue dont je comprendrais la colère si elle se voyait ainsi sur ce blog. Il faut au contraire se contenter de dessiner les ombres des narines ; le reste, c’est le cerveau qui reconstruit.
Et puis bon, il faut dire que mes deux mois d’astreinte “1 dessin par jour” sont terminés ! A mon grand étonnement, j’ai tenu le pari. Seule défection : le 16 novembre, veille d’un départ en week-end, ho hein. C’était juste pour dire, parce que sinon, j’ai envie de continuer. J’ai un peu l’impression d’avoir “gaspillé” certains jours à avoir la flemme de sortir et à pondre l’énième dessin du bibelot de l’appart. L’hiver (froid et pluvieux) n’est peut-être pas la période la plus stimulante pour prendre son vélo et croquer la belle ville - pire encore pour lutter contre son apathie. Alors oui Jean-Pierre, je continue !
(si j’peux, si j’peux msieur).
Nerpas
D’après les dessins d’Emmanuel Michel
Seul phoque d’eau douce au monde, le nerpa fait trempette dans les eaux glacées du lac Baïkal. On l’appelle également Phoque de Sibérie, Phoque du Baïkal, ou encore le chat de mer (les moustaches).
Parus dans Terre Sauvage, n°216, mai 2006 : dossier “L’odyssée sibérienne - le journal de bord de Nicolas Vannier”.
Dessin du 13 janvier 2008 (75)
Le pont Marie, vu du pont de Sully
Jadis, je le traversais tous les jours à vélo pour gagner ma croute. Au petit matin (quoiqu’avec moi il est rarement petit), les sourires de la Seine qui joue à faire des plis taquinaient les yeux du badaud de petites étincelles rigolotes.
A pied, on peut en profiter pour s’arrêter dans l’un des salons de thé de l’Ile Saint Louis. Au choix j’ai déjà testé trois haltes gourmandes : les glaces Bertillon ; un délicieux pain perdu réhaussé d’un coulis caramel somptueux, protégé d’une excellente glace à la vanille maison (eh bé, si j’fais pas des efforts pour donner envie) ; ou encore un bon chocolat chaud bien épais à l’ancienne, que l’on peut accompagner goulument d’un crumble pomme-framboise, lui aussi à la vanille. Vraisemblablement, dans ce quartier, tout porte la marque de la glace à la vanille, quelle que soit la porte que l’on franchit.













