Archive pourdécembre, 2007
Dessin du 29 décembre 2007 (60)
Tourelle de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris
A l’angle de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Pavée, dans le 4e, se dresse l’ “échauguette ” de l’Hôtel d’Angoulême Lamoignon (du nom du premier président du Parlement de Paris, qui s’y était installé et y tenait salon). L’hôtel abrite à présent la bibliothèque historique de la ville de Paris. Parait-il que l’on trouve un petit bureau aménagé dans la tourelle d’observation. Voilà qui permet de compter les entrées au musée Carnavalet, le musée historique de la ville de Paris ! Après tout, les collections de la BHVP y étaient jadis conservées…
NB : hey, pour une fois que mon dessin ne penche pas à droite !
Dessin du 26 décembre 2007 (57)
Aujourd’hui, j’ai vu XXY au cinéma, un film qui fait le portrait de deux ados qui partagent le même toit le temps d’un court séjour en Uruguay. La jeune Alex a 15 ans et deux sexes, plein de médicaments dans son tiroir, et ça commence sérieusement à la turlupiner. Le garçon a 16 ans et ne comprend pas trop pourquoi ses parents ont posé leurs valises chez les parents d’Alex. XXY n’est ni un film à thèse ni un film documentaire. C’est plutôt un film d’intermède (ben oui, l’adolescence), un peu comme un film de vacances, posé, parfois sauvage et balayé par le vent. Et si cela peut donner envie d’en savoir plus sur l’hermaphrodisme et/ou la sexuation (forcément médicale) de nos petits, c’est plutôt tant mieux.
Dessins du 24 décembre 2005 (55)

Jardin des plantes - décembre 2007
Le jardin des plantes de Nantes, c’est toujours grand bonheur. Seule déception : aujourd’hui, il ferme à 16h30.. à peine le temps d’un tête à tête avec les biches.
Quartier du chateau des ducs de Bretagne
A deux pas, le chateau des ducs de Bretagne, puis la tour LU de l’ancienne biscuterie transformée en bar-expo-restau-danse-dj. Pas de bol, c’est fermé le lundi. Il reste les supermarchés et les églises !
Dessins du 20 décembre 2007 (51)
Fallait pas l’inviter - décembre 2007
C’est ce que je me suis dit aujourd’hui après avoir bravé les tuiles de vélo et les montagnes du centre parisien. Pas lui, mais moi en fait. Etrange impression que celle de s’être senti forcé à venir, puis de gêner quand on prend la parole. Pourtant je ne crois pas avoir été totalement à côté del a plaque. Une chose est sûre : hé ho, moi, je rentabilise mes déplacements. Alors si je viens, j’ai le droit de l’ouvrir, surtout si ça colle au sujet ! Non mais.
Aujourd’hui fallait pas me chercher.
Heureusement tout a une fin, même les journées pénibles : un joyeux anniversaire pour cloturer tout cela, des amis chaleureux et leurs amis chaleureux. Bref, un retour joyeux par le métro agité - et joyeux lui aussi. Ca sent l’arrivée des vacances !
Dessin du 19 décembre 2007 (50)
Tolbiac - décembre 2007
Il est amusant de noter que les boutiques aux toits de pagode des Olympiades n’ont en fait rien à voir avec les produits asiatiques qu’elles proposent : ce quartier aux tours homogènes était censé accueillir les jeunes cadres dans un arrondissement oublié. Ils ne vinrent pas mais grâce à l’arrivée des migrants d’Asie, le quartier ne fut pas transformé en un vaste désert vertical.
L’une des séquences du film Paris, je t’aime se déroule justement sur la dalle, face à la fac de Tolbiac et ses gros cubes de vitres marron sales (les deux sont sales, le marron comme les vitres). Trois tours qui présentent chacune un nombre différent d’étages auxquels on accède (ou pas!) à l’aide des fameux ascenseurs Verts, Jaunes ou Rouges. La vue sur Paris est excellente du 22e étage. Sinon, de chez soi, on peut aussi regarder cette photo, prise de la tour ronde Super-Italie, je pense (Source : Wikipedia).
Dessins du 16 décembre 2007 (47)
En écartant les lourds rideaux veloutés ce matin, je découvre une vue sympathique, bien différente des jolies lumières abstraites de la nuit : la façade latérale du théâtre des Célestins.
Détail d’une façade du théâtre des Célestins
Le froid n’a pas faibli, mais rien qui n’empêche les vendeurs du marché de pousser la chansonnette des poulets à 3 euros. Au loin, il faut se pencher un peu pour voir la colline de Fourvière.
La pieuse et dentelière basilique de Fourvière
Construite en remerciement à la Sainte Vierge pour avoir su épargner la ville de Lyon de l’invasion prussienne, la basilique de Fourvière domine la ville de toute sa blanche robe de communiante. Merci Marie, lit-on en lettres majuscules électriques. Quatre ans plus tôt, à l’occasion de la fête des Lumières, le néon n’était pas encore là mais à la place, un dispositif luminaire (faisceau lasert vert) entre la vierge Marie de la basilique et le Christ de l’église Saint Jean, plus bas, rappelait un combat stellaire de cinéma. Ici, il faut croire que le fidèle ne lésine pas sur les moyens pour témoigner de sa foi. Voilà qui peut expliquer l’irritation de la municipalité de l’époque, qui voyant la ferveur qui entourait la construction de basilique, finit par subventionner l’édification d’une tour métallique “républicaine” (comprendre laïque) pour donner le change. Cette antenne, semblable au 3e étage de la Tour Eiffel, est depuis devenue un relais de l’ORTF. La nuit tombée, chacune allume ses propres feux.
En route pour la Sucrière Pour rejoindre la Sucrière, la Biennale d’art contemporain met des navettes fluviales à disposition des visiteurs.
Départ au pied de la place Bellecour, d’où l’on aperçoit encore le “Crayon”, cette vilaine tour qui accueille les bureaux d’une banque célèbre. Située dans le quartier de la Part-Dieu, celle-ci remporte la médaille du plus haut batiment non francilien.
Enjambées de Rhône
La musique adoucit-elle les moeurs ?
Oeuvre présentée au rez-de-chaussée de la Sucrière, Clamor diffuse des morceaux de musique belliqueux échappés du ventre de son bunker.
En performance live, des musiciens jouent, cachés à l’intérieur du bunker. Seul le pavillon de leurs instruments dignes d’une fanfare militaire dépasse. Au répertoire de ces chansons de guerre ou liées à la guerre, on retrouve des classiques rock (ACDC, Metallica comme leur Seek an Destroy diffusé par les troupes lors de la guerre en Iraq) ou God bless America. Un écriteau rappelle que le tube de Bruce Springsteen, Born in USA, fut (?) utilisé lors des tortures dans le camp de Guantanamo.
A présent, le thermomètre affiche officiellement -11. Au café, on se réchauffe et on dessine un peu.
Dessins du 15 décembre 2007 (46)
1e classe
Etre en première classe, ça change tout : les toilettes ont du papier blanc qui ne coupe pas, le contrôleur estampille les billets d’un air joueur, les sacoches d’ordinateur portable remplacent les encombrants voisins, les prises secteur remplacent la poubelle de binome.
La gare des Brotteaux
Entre l’immense centre commercial de la Part-Dieu et l’immense parc de la Tête d’Or, nous voilà face à l’ancienne gare des Brotteaux, dans le 6e arrondissement, quartier résidentiel et bourgeois de Lyon :
On y trouve à présent une salle des ventes - et l’une des boites de nuit chics de la ville. J’avais testé il y a quelques années : pas de quoi casser trois pattes à un canard, musique un peu chiante, clientèle chiante et aucun sourire à l’horizon. Pour une soirée que l’on veut festive, c’est un peu dommage. En revanche, aucune difficulté à entrer !
Je n’ai jamais fini mon dessin, les -10 degrés ayant eu raison de mes doigts, déjà éprouvés à piquer les frites et tenir le hamburger auparavant.
Têtes d’or
Le parc de la Tête d’Or, le “poumon lyonnais” comme disent les brochures, abrite l’un des plus anciens zoos de France - le second après la Ménagerie de Paris, pour être précis (1858). Il s’agissait alors d’amener “la nature à ceux qui n’en ont pas” dans un cadre local de type plutôt fermier. Petit à petit l’exotisme poussa les grilles du parc pour y placer des bêtes plus tendance.
Pas de quoi être immensément fier, comme d’habitude, mais maintenant que les bêtes sont là, après des années passées en esclavage dans les cirques, ou suite à des échanges entre parcs zoologiques, il faut bien s’en occuper et veiller à leur confort maximum. C’est à présent le sens et la mission des zoos - et de leur nécessaire tarification, pensons au zoo de Vincennes qui ne pouvait plus payer l’alimentation de ses animaux. Celui de Lyon tente doucement de redresser la barre à son tour : nouveaux locaux animaliers et vétérinaires, visée pédagogique plus affirmée (des écritaux enfin lisibles et instructifs, même s’ils sont courts), et, plus médiatique, la “plaine africaine” inaugurée en 2006. Cette fameuse plaine, en travaux depuis 2004, je la découvre pour la première fois, et c’est vraiment une amélioration. Par contre, les panthères semblent toujours stressées et sur le qui-vive. A chaque visite je suis frappée par leurs regards inquiets, qui trahissent une profonde inadaptation, malgré les années, à la captivité.









